Définition

Définition
Le Gracie jiu-jitsu, ou jiu-jitsu brésilien, est un art martial brésilien, une forme de lutte au sol avec et sans kimono pratiquée au Brésil, importé par Mitsuyo Maéda et développé par la famille Gracie. Chaque technique de finalisation se termine soit par un étranglement soit par une luxation (nuque, épaule, coude, poignet, hanche, genou, cheville) sans torsion articulaire.


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# Posté le lundi 28 avril 2008 09:00

Modifié le lundi 28 avril 2008 10:54

Historique

Historique
Mitsuyo Maéda, né au Japon en 1879, pratiqua d'abord le ju-jutsu de l'école Tenshin-shinyo-ryu en 1896, avant d'entrer au Kodokan (école de judo de Jigoro Kano créée en 1882) en 1897. En 1904, alors 4e dan de judo, il partit aux États-Unis d'Amérique, avec Tsunéjiro Tomita, pour faire la démonstration de cette nouvelle discipline en affrontant des lutteurs. Il effectua un premier séjour au Brésil en 1907, puis en 1914 (à Belem), et participa à l'établissement de la colonie japonaise au Brésil en 1920. Au cours de ces séjours au Brésil, il participa à des combats de lutte libre (vale-tudo) pour montrer la supériorité du Kodokan (école de judo jujutsu japonais) et pour gagner un peu d'argent. Il fut alors surnommé « Conde Koma » ou le « comte des combats ».
Durant cette période, il fut aidé par Gastao Gracie, descendant d'une famille écossaise. En remerciement, il enseigna l'art du combat à son fils, Carlos Gracie, qui l'enseigna à son tour à ses frères, Oswaldo, Gastao Jr, George Jr (Gastao et Cesalina Gracie avaient huit fils). Devenu leader du clan Gracie, le jeune élève Carlos qui était attiré par le combat réel modifia rapidement les techniques apprises par le comte Koma pour l'adapter à la réalité brésilienne. Carlos Gracie commença à tester lui-même ses techniques en lançant lui aussi des défis. Carlos Gracie avait la réputation de combattre n'importe qui, sans distinction de taille ou de poids. Il demeura invaincu et devint une légende au Brésil.

Helio Gracie était un autre frère de Carlos, mais le médecin lui avait déconseillé de pratiquer. Il se contentait donc de regarder et d'écouter l'enseignement de son frère. À l'âge de 16 ans, il remplaça Carlos lors d'un cours, en se servant de ce qu'il avait mémorisé. Il commença ainsi la pratique du ju-jutsu, mais repensa le ju-jutsu traditionnel avec l'esprit brésilien et adapta les mouvements à sa propre physionomie étant de petit gabarit (1m60, 64kg). Il créa ainsi un art martial propre, qui reste jeune par rapport à son ancêtre japonais millénaire.

Aujourd'hui, des Académies de jiu-jitsu brésilien se sont créées un peu partout, chaque membre de la famille Gracie dirigeant sa propre académie (ou presque), même si le nombre de pratiquants reste restreint en Europe mais en très grande augmentation.
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# Posté le lundi 28 avril 2008 09:03

Modifié le lundi 28 avril 2008 09:26

Arsenal technique

Contrairement au judo qui privilégie les projections, le jiu-jitsu brésilien se focalise sur les princicipes d'efficacité et le combat au sol, il ne privilégie pas forcément les projections pour le combat debout (si ce n'est pour les frappes pieds ou poings). La raison à cela est que ceux qui ont développé cet art sont partis du principe que 95% des combats se terminent irrémédiablement au sol.
Ce principe s'avère d'autant plus juste si l'un des deux adversaires a fait le choix de combattre au sol. En effet, on peut toujours forcer un adversaire à aller au sol, alors qu'en revanche on ne peut jamais obliger l'autre à combattre debout.
Des lors, la victoire dans un combat réel (opposant deux adversaires seulement) passe par une maîtrise des techniques de combat au sol. Il en résulte une place moins importante laissée en matière de projections du jiu-jitsu brésilien par rapport au judo.
Un peu comme au sambo, les pratiquants du jiu-jitsu brésilien pratiquent le combat au sol total. Ils ont a leur disposition tout un arsenal de clés de bras (épaule, coude, poignet), de clés de jambe (genou, cheville, pied), de clés de cou, et d'étranglements. Le jiu-jitsu brésilien représente une spécialisation du combat au sol, avec la redécouverte de nouvelles positions caractéristiques comme la garde (où dos au sol, on enserre la taille de l'adversaire entre ses jambes), qui permet de se protéger des techniques de soumission, tout en étant capable d'en délivrer.
Le jiu-jitsu brésilien et son application en vale tudo (combat libre en portugais) se sont révélés particulièrement efficaces lors de la création en 1993 des Ultimate Fighting Championships ou UFC qui virent la victoire de Royce Gracie sur les plus grands maîtres d'arts martiaux des États-Unis.
Arsenal technique
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# Posté le lundi 28 avril 2008 09:05

Modifié le lundi 28 avril 2008 09:25

Attribution de la victoire

En cas d'égalité aux points, l'arbitre désigne « vainqueur » le combattant qui a le plus attaqué. L'arbitre peut prendre avis auprès des teneurs de table mais décide seul.

La victoire s'obtient par:
• Soumission,
• Aux points,
• Par forfait,
• Par disqualification,
• Par décision de l'arbitre.
Attribution de la victoire
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# Posté le lundi 28 avril 2008 09:06

Modifié le lundi 28 avril 2008 10:36

Gestes de l'arbitre

L'arbitre porte un manchon de couleur au poignet du côté correspondant au combattant portant la ceinture de couleur

Début de combat : Au début du combat, les deux adversaires se tapent la main.
Projections, renversements, genoux sur l'estomac : L'arbitre lève le bras de la couleur du combattant qui marque et indique 2 (2 points) avec les doigts.

Passage de garde : L'arbitre lève le bras de la couleur du combattant qui marque et indique 3 (3 points) avec les doigts.

Position montée, arrivée dans le dos : L'arbitre lève le bras de la couleur du combattant qui marque et indique 4 avec les doigts.

Pénalités : L'arbitre tourne les poings l'un autour de l'autre puis désigne le combattant fautif.

Avantages : L'arbitre balaie horizontalement l'espace avec le bras de la couleur du combattant qui marque.

Fin de combat : L'arbitre lève les deux bras à l'horizontale devant ses épaules.

Arrêt pendant le combat : L'arbitre écarte les bras en T.

Disqualification : L'arbitre croise les bras puis pointe le combattant disqualifié.

Annuler le point : L'arbitre lève le bras avec lequel il a donné le point et agite la main.

Désigner le vainqueur : L'arbitre saisit le bras de chaque combattant et lève le bras du combattant victorieux.
Gestes de l'arbitre
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# Posté le lundi 28 avril 2008 09:07

Modifié le lundi 28 avril 2008 10:35